Les troubles du sommeil : « Mon corps ne veut pas dormir »
- salimaguyon7
- 28 avr.
- 3 min de lecture

Je remarque, lorsque je suis à la pharmacie, que beaucoup de personnes usent et parfois abusent de mélatonine pour dormir.
Cette hormone, naturellement sécrétée par notre organisme lorsque la luminosité diminue et que le corps se prépare au repos, peut en effet être perturbée (stress, alimentation, décalage des rythmes…), mais son apport extérieur devrait rester ponctuel.
Car derrière la difficulté à dormir, il y a souvent autre chose.
Lorsque je demande depuis quand les troubles du sommeil sont apparus, la réponse est fréquemment la même : « depuis un événement difficile… mais c’est la vie ». Comme s’il fallait s’y résigner. Comme si ne plus dormir devenait une fatalité.
Or, même si le sommeil évolue avec l’âge, il n’est pas censé devenir un combat.
Ce que j’observe souvent, c’est une tentative de soumettre le corps, plutôt que de l’écouter.
En psychanalyse, l’insomnie et les réveils nocturnes ne sont pas de simples dysfonctionnements. Ils sont bien souvent l’expression d’un conflit intérieur, d’un état d’hypervigilance psychique qui empêche de lâcher prise… de s’abandonner.
S’abandonner au sommeil, c’est accepter de ne plus contrôler. Et cela peut être profondément angoissant.
« Le sommeil est le frère jumeau de la mort » Homère , L’Iliade.
Cette phrase résonne encore aujourd’hui dans notre inconscient collectif.
Avant de dormir, il y a cet instant fragile : la somnolence. Cet entre-deux, où le conscient se desserre et où l’inconscient commence à émerger.
Un moment de bascule où nos défenses s’amenuisent… et où notre vulnérabilité affleure.
Dans la mythologie grecque, la Nuit ( Nyx ) est issue du Chaos et enfante à la fois le Sommeil (Hypnos) et la Mort (Thanatos). Mais elle donne aussi naissance à la Lumière
( Ether) et au Jour (Héméra).
Autrement dit : la nuit n’est pas seulement un lieu de disparition : elle est aussi un espace de transformation et de régénération.
Notre corps le sait : chaque nuit, il se répare, se restaure, se rééquilibre.
Mais le mental, lui, résiste. Il anticipe, contrôle, s’agite… dans une tentative de ne jamais être pris au dépourvu.
Dormir suppose de faire confiance.
Le rêve : une autre voie d’accès à soi
Le psychisme, lui, ne dort jamais vraiment. Il continue de produire des images, des scénarios, des récits : les rêves.
« Le rêve est la voie royale qui mène à l’inconscient », écrivait Sigmund Freud.
Dans L’Interprétation du rêve, il montre que le rêve permet l’expression déguisée de désirs refoulés, mais aussi une tentative d’élaboration psychique.
Ensuite, Carl Gustav Jung y verra un langage symbolique, orienté vers un processus d’individuation, une mise en dialogue entre le moi et le soi.
Le rêve n’est pas un simple résidu de la journée. Il est un travail psychique essentiel, à la fois régulateur et révélateur.
Une autre manière de penser la nuit
Ce rapport au rêve n’est d’ailleurs pas universel.
Dans les cultures occidentales modernes, le rêve a longtemps été relégué au second plan, considéré comme secondaire, voire inutile.
À l’inverse, dans de nombreuses traditions orientales le rêve est extrêmement pris au sérieux :
Dans la tradition musulmane, le rêve occupe une place particulière. Il est considéré comme un message spirituel important, pouvant provenir de sources divines, de l’âme.
En Chine ancienne ou dans certaines approches issues du taoïsme, le rêve est envisagé comme un espace de circulation de l’énergie vitale, porteur de messages, parfois même de guidance.
Dans certaines pratiques, on apprend à dialoguer avec ses rêves, à les accueillir comme une continuité de l’état de veille plutôt que comme une rupture.
Cette différence culturelle nous invite à reconsidérer notre rapport à la nuit : et si elle n’était pas un vide… mais un espace habité ?
Retrouver le chemin du sommeil
Mes propres rêves m’ont souvent accompagnée, éclairée , Il m’arrive encore, avant de m’endormir, de déposer une question… et de laisser émerger une réponse sous une forme inattendue.
Et si vos nuits n’étaient pas vos ennemies, mais vos alliées ?
Si vos troubles du sommeil avaient quelque chose à vous dire ?
Plutôt que de chercher à les faire taire, il peut être précieux d’en comprendre le langage.
Car derrière l’insomnie, il y a parfois une histoire qui demande à être entendue.
Et si vous écoutiez enfin ce que votre corps tente de vous dire ?
Dans mon accompagnement en psychanalyse active intégrative, nous explorons ensemble ces manifestations du corps et du psychisme, pour en révéler le sens et apaiser durablement ce qui, en vous, reste en tension.
Le sommeil ne se force pas. Il se retrouve… lorsque quelque chose en soi peut enfin se déposer.



Pour ma part quand j'étais en activité mes rêves me permettait de m'endormir rapidement, maintenant à la retraite je rêve toute la nuit le matin je peux écrire le scénario d'un film depuis peu je me suis mis à faire du sport et reprendre une hygiène de vie normale j'ai perdu 10 kilos je me sens beaucoup mieux il faut écouter
et comprendre son corps